Football, Hand, Karaté, Golf, Rugby : ces sport qui se digitalisent !

Football, Hand, Karaté, Golf, Rugby : ces sport qui se digitalisent !

Décidément, le digital a définitivement entraîné le sport dans une nouvelle dimension. Du boom des appareils du Quantified Self qui permettent aux sportifs d’évaluer et d’améliorer leurs performances à l’émergence des stades connectés en passant par les nouvelles techniques d’arbitrage, les nouvelles technologies et les médias numériques bousculent la pratique, mais aussi la consommation sportive. En 1903, illustre année qui a vu l’organisation de la première mouture du Tour de France, il fallait feuilleter le journal L’Auto, ancêtre de L’Equipe, pour s’enquérir des résultats de la veille et du programme de la journée. En 1929, la radio a signé le renouveau du genre avec des commentaires de vive-voix et en temps réel. En 1948, la Grande Boucle s’est invitée pour la première fois au petit écran. Au début du millénaire, internet, les réseaux sociaux puis les smartphones propulseront l’épreuve dans la dimension virtuelle. Enfin, depuis la mouture 2015, les 198 cyclistes sont équipés d’un capteur GPS sous leur selle. On l’aura compris, le sport a trouvé dans le digital une source intarissable de renouvellement et d’interaction avec un public toujours plus demandeur…

Football

Sport qui compte le plus de licenciés dans l’Hexagone, le football est aussi un de ceux qui rassemblent le plus d’investissements et d’innovations en matière de digitalisation. Qu’il s’agisse des clubs, des compétitions, des joueurs ou encore des sponsors, le football, sport le plus populaire de la planète, n’a pas fini de nous surprendre. Alors que les réseaux sociaux se sont érigés en véritables terrains de jeu qui mettent aux prises les batailles de visibilité et de notoriété des équipes, des joueurs et des sponsors, les sportifs de haut niveau ont su tirer leur épingle du jeu pour diversifier leurs sources de revenu et asseoir leur notoriété. Des joueurs comme Cristiano Ronaldo, Messi ou encore Neymar figurent aujourd’hui parmi les sportifs les plus suivis sur les réseaux sociaux, toutes disciplines confondues. De leur côté, les équipementiers n’ont pas manqué le coche et surfent sur l’aura de ces idoles des jeunes pour valoriser leurs produits.

Enfin, l’introduction de ce que l’on appelle désormais le second écran, à savoir les tablettes et les smartphones, continue encore aujourd’hui de bouleverser le marketing sportif. L’aficionado du foot regarde désormais les rencontres avec un smartphone à la main pour s’enquérir des distances parcourues par les joueurs, du nombre de ballons joués et des tirs cadrés, mais aussi pour jeter un œil sur les résultats en temps réel des autres rencontres. « Quand ils regardent un match de foot, les téléspectateurs, les jeunes en particulier, ne sont plus autant focalisés sur la télévision qu’avant. Bien souvent, ils ont leur téléphone à portée de main pour avoir accès à d’autres contenus et enrichir leur expérience », explique Thierry Drilhon, parton d’Euro Media Group.

Handball

Surfant également sur la vague des nouvelles technologies, le handball gagne ses galons sur les réseaux sociaux. Selon handnews.fr, Nikola Karabatic, désigné meilleur handballeur au monde en 2007 et 2014 par la Fédération Internationale de Handball, est le joueur le plus suivi avec plus d’un million de followers (Facebook, Twitter et Instagram cumulés). Un score qui devrait vite grimper avec le récent sacre de l’équipe de France en coupe du monde. Si le joueur de l’équipe de France de Handball séduit les foules, l’équipe nationale elle aussi fait des émules. Pour offrir une visibilité « de l’intérieur » sur les diverses compétitions, la Fédération Française de Handball cumule les vidéos dans les coulisses, dans les vestiaires et aux entrainements pour impliquer les fans et les amener à s’engager davantage, à fortiori lorsque l’on sait que les résultats de l’équipe de France sont excellents, ce qui démultiplie la portée des actions de communication.

Rugby

Le rugby est pour beaucoup le sport qui a le moins changé au cours des décennies. Toutefois, cette assertion ne dénote pas d’un hermétisme à la technologie, bien au contraire ! De par sa nature physique et la multiplicité des situations d’accrochage, le rugby exige un arbitrage de qualité. C’est pour cette raison que la discipline a été l’une des premières à sauter le pas de l’arbitrage assisté par les fulgurances de la technologie, et plus particulièrement par la vidéo et le fameux « instant replay ». En 2001, les compétitions internationales de rugby ont officiellement adopté l’arbitrage vidéo. Un local technique dédié, à l’abri des supporters et des médias, accueille un arbitre appelé TMO (Television Match Official). Aujourd’hui, il est partie intégrante du jeu et tranche dans les situations floues : les essais litigieux, le contrôle du jeu déloyal, etc. Résultat : moins de polémiques, moins de blessures graves et surtout moins de hold-up arbitraux !

Les fulgurances de la technologie dans le sport au ballon ovale ne se limitent pas aux joutes de l’arbitrage. En effet, le Big Data se fraie petit à petit un chemin parmi les grands clubs pour permettre aux joueurs d’améliorer leurs performances.

Golf

Longtemps considéré comme un sport élitiste, le golf n’est aujourd’hui plus victime de son image. Aux Etats-Unis, le sport devance nettement la NBA et la NFL en termes de recettes avec plus de 240 millions de dollars générés, principalement grâce aux sponsors (90%) qui sont souvent des marques de luxe. Tiger Woods avec ses contrats publicitaires gagne deux fois plus que Lebron James ! Le sport à la petite balle blanche rapporte, c’est un fait. Il faut dire qu’avec son virage numérique, le golf s’est peu à peu démocratisé pour gagner de plus en plus d’adeptes parmi les jeunes. « Pour notre sport, les médias sociaux étaient quelque chose de très lointain mais c’est aujourd’hui intéressant de réaliser certaines choses d’une manière nouvelle. Nous voulons essayer des choses différentes », explique Bob Maggiore, responsable marketing de TaylorMade, équipementier de golf et membre du groupe Adidas. BMW, partenaire officiel de la Fédération Française de Golf, a bien compris que le digital nourrit la pratique sportive. Avec son kiosque numérique qui rassemble un grand nombre de périodiques numérisés spécialisés dans le golf mais aussi dans l’actualité, la culture, le sport, etc, le célèbre constructeur automobile mise sur la promotion du sport auprès des jeunes à travers plus de 27 journaux et magazines pour économiser des centaines d’euros sur l’année !

Sports de combat

Ce sont sans doute les sports de combat qui ont été les plus prolifiques en matière de jeux vidéo. Ils proposent ainsi une expérience des plus réalistes à un public toujours plus demandeur. Avec la possibilité de créer ses propres combattants, les entrainer, les rendre populaires, les faire participer à des tournois tout en gérant leur image et leurs techniques, ces jeux sont devenus de véritables catalyseurs de la pratique sportive de combat auprès d’un public jeune.

Les objets connectés sont également des matérialisations de la digitalisation des sports de combat. On retrouve ainsi des protège-dents connectés (le FITGuard par exemple) qui permettent de prévenir d’éventuels dommages irréversibles ou encore des capteurs intégrés dans les casques qui mesurent la puissance des coups portés pour éviter les mauvaises postures en cas de fatigue trop importante (le Checklight de Reebok, ou encore le Jolt).

 

Mais ces objets connectés ne sont pas là uniquement pour la prévention ; certains ont également été développés pour répondre aux questions du gain de performance, sur la base du Quantified Self. On retrouve par exemple les gants iPunch dotés de capteurs intégrés et connectés en Bluetooth qui deviennent des coachs pour les combattants. Ils donnent en effet des instructions et des conseils pour améliorer la puissance de frappe, économiser de l’énergie, améliorer la technique…

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