E-Commerce : l’Europe va bientôt mettre fin au « géoblocage »

E-Commerce : l’Europe va bientôt mettre fin au « géoblocage »


E-commerce : bientôt la fin du blocage géographique en Europe

Les consommateurs européens vont sûrement apprécier ! Le Parlement, le Conseil et la Commission européenne ont trouvé un terrain d’entente et vont, dès fin 2018, mettre fin au blocage géographique sur internet. Les vendeurs en ligne n’auront ainsi plus la possibilité de restreindre l’accès à leurs services en ligne en fonction du pays de l’internaute. Le décryptage de Digital Insiders !

Le projet « Europe numérique » se concrétise… doucement mais sûrement !

Dès la fin de l’année prochaine, les consommateurs européens pourront procéder à des achats depuis n’importe quelle version de site marchand. Avant de parvenir à un accord sur cette nouvelle décision, la Commission européenne est arrivée à un constat implacable : le marché numérique est limité par de fortes barrières et, selon leurs pays de résidence, leurs lieux de connexion et leurs nationalités, les consommateurs ne sont pas traités de la même manière. « Seuls 12 % des entreprises établies dans l’Union vendent leurs produits en ligne à des consommateurs résidant dans d’autres pays de l’UE, alors que trois fois autant (37 %) le font à l'intérieur de leurs frontières. De même, seuls 15 % des consommateurs achètent en ligne dans un autre pays de l’UE, tandis qu'ils sont environ trois fois plus nombreux (44 %) à le faire dans leur propre pays », avait déclaré la Commission dans un communiqué.

Des règles communes pour l’e-commerce en gestation

Pour l’UE, il est temps de transformer les marchés nationaux en un marché digital unique qui, pour Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, pourrait créer des centaines de milliers d’emplois et générer près de 415 milliards d’euros par an.

L’accord auquel sont parvenues les trois institutions garantit une égalité de traitement entre les consommateurs européens. Trois cas spécifiques ont été identifiés : la vente en ligne de biens sans livraison physique, la vente des services fournis par voie électronique et la vente en ligne de services fournis dans un lieu physique. L’accord prévoit toutefois certaines exceptions : les prix peuvent rester différents en fonction de la nationalité des consommateurs et les œuvres soumises au droit d’auteur ne feront pas partie de son champ d’application. De nouvelles mesures seront également prises afin de rendre les services de livraison transfrontière de colis dans l’UE plus transparents et mieux surveillés et faire ainsi baisser les prix. « La prochaine étape : faire baisser les prix de la livraison transfrontière de colis, qui restent dissuasifs pour l’achat et la vente de produits entre pays de l’Union », affirme Elżbieta Bieńkowska, commissaire chargée du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME.

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